On fera comment quand on sera 9 milliards d’Hommes en 2050 ?

 

On fera comment quand on sera 9 milliards d’Hommes en 2050 ?

 

Alors que la population mondiale est en constante évolution, un problème est toujours d’actualité : comment allons-nous nourrir les 9 milliards d’Hommes en 2050 ?Si les humains continuent à suivre un tel régime alimentaire, il y aura un impact sur la population avec une baisse de l’espérance de vie due à l’obésité ou à la malbouffe, ainsi qu’un impact sur la planète elle-même avec une augmentation des catastrophes naturelles. Pour éviter cela nous devons modifier nos habitudes de vie, notamment améliorer la production et réduire le gaspillage alimentaire.

1. L’inégalité, un mot est très régulièrement utilisé

Les Hommes emploient ce mot dans plusieurs situations, en parlant de la différence hommes/femmes, les niveaux de salaires, la religion etc. Cependant, quand est-il de l’inégalité d’accès à l’alimentation pour la population ?

Tout le monde n’utilise pas les mêmes équipements en agriculture. 28 millions d’agriculteurs utilisent des machines (tracteurs, moissonneuses-batteuses, etc.), alors que 250 millions d’agriculteurs utilisent encore des animaux (chevaux, bœufs, ânes, etc.) et qu’un milliard d’agriculteurs utilisent uniquement leurs bras ! Cela a donc obligatoirement un impact sur la production finale.

Cette inégalité est également exacerbée par les différentes conditions climatiques. Les pays comme la France bénéficient de conditions privilégiées (pluies régulières et ensoleillement). Cela leur permet de produire une grande diversité de cultures. D’autres subissent un climat tropical avec des conditions plus rudes, peu de précipitations et des chaleurs excessives donc avec une diversité de cultures plus restreinte.

Enfin, l’accès aux aliments n’est pas le même pour tous. La Terre compte aujourd’hui plus de 7 milliards d’habitants, dont un milliard de personnes souffrant de la faim. Alors que certains pays combattent l’obésité, d’autres comptent une population en sous-nutrition. En moyenne, les Européens mangent 4,5 fois trop de viande rouge, 4 fois trop de féculents (pâtes, riz, pomme de terre…), 2 fois trop d’œufs, et un peu trop de volaille et produits laitiers.

2.  D’autres problèmes subsistent

Malheureusement l’inégalité n’est pas le seul problème à résoudre.

Le premier est celui amplement débattu du réchauffement climatique planétaire qui entraîne la fonte des glaces puis la montée des eaux et enfin la réduction de la quantité des terres cultivables.

Le deuxième problème est le gaspillage alimentaire qui ne cesse d’augmenter. 30 % de la nourriture mondiale produite n’est pas consommée. Dans les pays pauvres, le gaspillage a lieu au moment de la récolte (15 à 35 % de perte dans les champs) et au moment de la fabrication, du transport et du stockage (10 à 15 %). Dans les pays riches, ce sont les consommateurs qui gaspillent. En effet, nous jetons énormément d’aliments consommables (29 kg en moyenne par an et par personne), et parfois même des produits encore emballés (7 kg environ).

Un troisième problème est celui de la raréfaction des ressources, en particulier pour deux éléments importants. L’eau, aussi importante pour boire que pour préparer nos aliments, devient de plus en plus rare et sera la cause de futurs conflits. L’eau douce représente 3 % des ressources mondiales, le reste étant 97 % d’eau salée. Et pourtant, sur ces 3 % d’eau douce, 2 % sont très difficilement exploitables puisqu’il s’agit d’eau gelée au niveau des calottes polaires et dans les glaciers de montagne, ou encore profondément enfouie dans le sol. Nous disposons donc de moins d’1% d’eau douce pour la consommation et l’utilisation de tous les jours (agriculture, cuisson, hygiène, nettoyage…).


La deuxième ressource en danger est le pétrole. La mécanisation de l’agriculture et l’utilisation d’engrais ont certes provoqué une augmentation de la productivité, mais malheureusement, cette énergie s’épuise comme beaucoup d’autres matières premières aujourd’hui, car elle est utilisée d’une façon trop excessive. Il est temps de penser aux alternatives puisque cette source n’est pas inépuisable …

3. Que faire ?

Prendre conscience des dégâts ne fait pas tout, il faut savoir comment agir pour améliorer la situation.

Le simple fait de changer son régime alimentaire peut avoir des conséquences très positives pour l’environnement, et ce mouvement est déjà en bonne voie. Dans 31 ans, la consommation mondiale d’aliments tels que la viande et le sucre sera contrainte d’être diminuée de plus de 50%La production agricole devra en revanche augmenter de 70 % pour pouvoir nourrir toute la population et multiplier par deux la consommation de fruits à coque, de fruits, de légumes et de légumineuses. D’ici 2050, vous consommerez en moyenne 300g de légumes, 200g de fruits, 200g de graines entières (riz, blé, maïs, etc.), 250g de lait entier, contre seulement 14g de viande rouge (dix fois moins qu’un steak de taille classique).

Et pour réduire le gaspillage alimentaire excessif, il ne faudra acheter que ce dont vous avez besoin, congeler ce qui est en trop au lieu de mettre les restes directement à la poubelle, mieux comprendre les dates de péremptions en n’ayant aucune crainte de les dépasser légèrement, ne pas avoir peur de consommer/ acheter des produits moins esthétiques (les fruits et légumes moches), et biens d’autres gestes simples qui ont un impact massif sur notre quotidien.

L’adoption de ce nouveau régime alimentaire, s’il est respecté, pourrait notamment éviter 11 millions de décès et améliorer les ressources naturelles de la Terre. Des associations travaillent déjà activement pour faciliter au mieux ces changements, notamment EAT, une plate-forme mondiale scientifique pour la transformation du système alimentaire.

Allez on commence à s’y mettre dès aujourd’hui!

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